| Labels et consommation durable |
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L’intérêt croissant des consommateurs pour la qualité environnementale et sociale des produits est régulièrement démontré par les enquêtes d’opinion. De plus en plus de consommateurs intègrent des critères liés au développement durable dans leurs décisions d’achat : le « bon » produit ne se résume plus au produit moins cher mais devient celui qui est plus respectueux de l’environnement ou de l’homme...
Pratiquement, cette démarche suppose de pouvoir identifier les produits plus responsables ; c’est à dire de disposer d’une information fiable et compréhensible permettant d’établir la qualité environnementale ou sociale supérieure du produit. Aujourd’hui, une telle information est loin d’être généralisée.
Dans le domaine du développement durable et pour les produits, un label est un signe de qualité, d’application volontaire, garantissant qu'un produit respecte des critères environnementaux et/ou sociaux. Ils ne se confondent pas non plus avec les normes... Les normes sont adoptées au sein d’organismes officiels (Afnor en France, ISO au niveau international) selon une procédure formelle précise. La normalisation est régie en France par le décret n° 2009-697 du 16 juin 2009 qui la définit comme une « activité d’intérêt général qui a pour objet de fournir des documents de référence élaborés de manière consensuelle par toutes les parties intéressées, portant sur des règles, des caractéristiques, des recommandations ou des exemples de bonnes pratiques, relatives à des produits, à des services, à des méthodes, à des processus ou à des organisations ». Les labels peuvent renvoyer aux normes pour certaines de leurs exigences ou encore suivre des méthodologies normalisées pour l’élaboration de leurs cahiers des charges (série des normes ISO 14020 sur l’étiquetage environnemental en particulier) et leur contrôle. Quelles sont les caractéristiques un label fiable ? Logos, signes, symboles vantant des caractéristiques environnementales ou sociales prolifèrent sur les produits. Le meilleur côtoie le pire. Les dernières règles de déontologie publicitaire sur le développement durable (recommandation de l’Autorité de Régulation Professionnelle de Publicité - juin 2009) consacrent d’ailleurs un paragraphe entier sur le sujet. - contrôlé avec efficacité et impartialité : clé de voûte du système, le contrôle de la conformité au cahier des charges doit être assuré par un organisme indépendant, impartial et compétent ; les procédures normalisées de certification et d’accréditation ( « contrôle du contrôle ») offrent ces garanties ; le contrôle doit être maintenu pendant toute la durée de labellisation Quels sont les différents types de labels ? Ils se caractérisent par une grande variété. Leur origine est diverse : officielle (créés par les pouvoirs publics : label AB, labels Haute Performance Energétique des bâtiments), privée (initiés par des organismes professionnels, des ONG…), internationale, nationale. Ils peuvent ne traiter que les aspects environnementaux ou sociaux (label social belge) ou les deux (labels du commerce équitable Max Havelaar, Bio Equitable). Certains ont des exigences multicritères (plusieurs questions environnementales/sociales traitées) ; d’autres se concentrent sur un critère unique (efficacité énergétique des équipements de bureau pour Energy Star, limitation ou absence de substances nocives dans les produits textiles pour Öko-Tex 100). Les labels peuvent s’intéresser à l’ensemble du cycle de vie du produit (écolabels officiels européen, scandinave Nordic Swan, allemand Blaue Engel, français NF Environnement) ou ne focaliser que sur un stade spécifique de cycle de vie (phase pré-production pour les labels de gestion durable des forêts FSC et PEFC). Ils peuvent être sectoriels (Cosmebio, BDIH pour les cosmétiques, Global Organic Textile Standard pour le textile) ou encore couvrir différentes catégories de produits (écolabels officiels). Sylvain Czaryski : Juriste spécialisé en droit de l’environnement, Consultant en achat durable et management environnemental « produits »
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